SIX MOIS EN THAILANDE

07 septembre 2006

« Le seul moyen de se délivrer de la tentation, c’est d’y céder ». (Oscar Wilde).

Ca y est, nous sommes de retour à Paris. A l’amertume du retour se mêle la joie de retrouver nos proches.

Enrichis, je pense que c’est le terme le plus approprié. Enrichis par les différences. Notre société dite civilisée tend de plus en plus vers l’uniformisation. L’amour de la variété a donc grandement motivé ce voyage. Et pour apprendre à connaître un peuple si différent, il faut du temps. Une autre culture, un autre environnement politique, une autre philosophie, une autre manière d’aborder la vie… nous avons étés comblés.

Nous rentrons forcément changés, tant ce peuple nous a appris sur la tolérance, la générosité, l’honnêteté, le partage, l’ouverture sur les autres, et bien d’autres choses encore. Et pour se déconditionner de nos travers occidentaux, là encore, il fallait du temps.

Beaucoup des occidentaux que nous avons rencontrés faisaient également des voyages de longue durée. Un, deux, trois, parfois quatre ans. D’autres avaient carrément choisi de rester vivre sur place, quitte à réduire considérablement leur niveau de vie. Tous avaient un point commun : le même émerveillement, les mêmes yeux d’enfants…

Le mode de voyage dit « sac à dos » également concouru à rendre cette expérience forte. Arriver dans des villes inconnues sans savoir où l’on va dormir, manger dans des gargotes où quasiment aucun occidental ne s’aventure, utiliser les mêmes transports que les locaux, trouver des petits marchés où les Thaïs vous regardent avec surprise tant ils sont peu habitués à y voir des touristes, louer une motobylette pour aller se perdre dans les campagnes, s’asseoir par terre avec des Thaïs pour partager quelques bières et tellement d’autres choses.

Tout ceci est tellement plus enrichissant à nos yeux que le tourisme de consommation, celui où les autocars déversent des hordes de touristes dans des villages soi-disant authentiques, en réalité modelés artificiellement pour correspondre à l’image que ces derniers en attendent. On y force les jeunes à abandonner leurs jeans pour revêtir l’habit traditionnel, le temps de la visite, forcément court, car ces gens se sont mis en tête de découvrir le pays en dix jours au pas de course. Nous avons préféré nous tenir à l’écart de ces sites.


Voilà, c’est fini, et nous revenons quand même avec une grosse question existentielle : notre prochain blog s’appellera-t-il Six mois à Madagascar ou Six mois en Amérique Latine ?!

03 septembre 2006



Graine de champion









Notre stage vient de se terminer. Trop court !!! L’occasion de se répéter une phase qui pour nous devient culte : « C’est ballot, hein, faudra rev’nir… »

La mousson


Non, ce n’est pas une rivière, c’est une route qui passe près de chez nous. Août et septembre sont les mois les plus pluvieux de l’année ici. Un peu comme pour atténuer notre tristesse de bientôt quitter ce pays et ses merveilleux habitants.







Sunday market, night bazaar, Warorot market… Nous adorons les marchés de Chiang Mai. Observer un marchand confectionner ses produits artisanaux sous vos yeux, assister à des spectacles de rue, se régaler d’une soupe, de brochettes, ou d’un plat de pâtes pour quelques centimes, se délecter de tous ces parfums d’encens, épices, fruits, fleurs, barbecues… On ne s’en lasse pas !






A l’entraînement. Cela a un peu monopolisé nos énergies ces deux dernières semaines.